lundi 11 décembre 2017

Les nouveaux pèlerinages

Johny vient de nous quitter et tous les ingrédients du pèlerinage était là: marche, compassion, vénération, émotion, dévotions. Le sanctuaire fut provisoire en l'église, bondée, de la Madeleine pour Johny. Trois Présidents de la République très laïque en même temps à la messe, peut-être quatre avec l'inoxydable Valéry. Un jour avant ce fut Jean d'Ormesson, pour un Hommage National en présence du Roi républicain en pleine activité, lisant un texte superbe avec grande classe. La cérémonie religieuse s'étant faite pour lui dans la plus stricte intimité familiale, religieusement donc afin de ne pas transformer l'autel en show télévisé. Ce qui est grand est le plus souvent discret.
D'un côté la sobriété et une classe générale manifestée par une rigueur intellectuelle et quelque chose de profond. De l'autre une ferveur populaire, de l'émotif et de l'affectif à profusion. Le crayon face à la Harley. L'église en point commun pour ces deux figures. Si les saints se faisaient encore par acclamations cela en était fait! Deux nouvelles recrues différentes et d'une certaine façon complémentaires. Johny et Jean, nés à un jour près pour la date du jour (pas de l'année), morts à un jour près dans l'autre sens. Jean et Johny, Johny et Jean. Deux beaux pèlerinages, des pèlerinages d'hommages pour de grands hommes visiblement très aimés de la France profonde, religieuse et républicaine à la fois. Cœurs explosifs et cœurs discrets mais cœurs quand même. Adhésion populaire non feinte. A croire que la disparition du religieux en France, du phénomène religieux laisse un vide et un besoin de rituels que ces grandes manifestations viennent combler. Vide immense. Besoin de dépassement, de transcendance, de sens. Un grand écrivain, un grand chanteur. Une grande plume et une belle gueule. Un petit crayon et le choc des chromes. Voilà les attributs de ces nouveaux saints. Tous les deux catholiques et pratiquants. Grande croix de Johny portée sur son torse viril, foi profonde et diffuse chez Jean. Grande sacralisation par les monarques républicains présents et sortis. Adoubement en église. N'en jetez plus. C'est terminé. Tout cela a été grandiose, sans incidents. Sans attentats. Le pays se recharge. Démonstration collective autour de grandes figures. Tous unis. Deux grands pèlerinages populaires viennent d'être vécus. Unité nationale. Résilience par la culture "soft". Identité nationale et populaire exprimée avec une ferveur brillante. Oui, les nouveaux pèlerinages sont là. "Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme". Philippe Sanguinetti, Valbonne, le 11 décembre 2017

vendredi 21 avril 2017

Le pèlerinage du vote à l'élection Présidentielle

Pendant des mois puis avec une intensification croissante une campagne médiatique puissante. Tout le monde n'a cependant pas droit aux premières pages dans les magazines. La liberté financière domine hélas l'égalité...quant à la fraternité avec la politique...! Le pèlerin votant est influencé mais paraît-il la décision finale se ferait au dernier moment, dans l'isoloir, sorte de confessionnal républicain. Mécanisme compulsif? Le pèlerin votant est prit dans une dynamique nationale, dans une sorte d'entonnoir. Mais il reste libre de suivre la marche ou non. Ses aspirations et désirs se déplacent. Il sillonne. Il trépigne. Il éructe parfois. Direction gauche? droite? extrême gauche? extrême droite? centre? Mais que sont devenus les directions vertes ni gauche ni droite? Se sont-elles noyées dans le rouge, le rose? A ce propos, dans cette élection en France en cet an 2017 pas de poisson rose à suivre non plus, hélas. La palette du pèlerin votant est bien réduite aux grands courants avec quelques clones de petits formats. Ces petits poids qui établissent les équilibres et qui, par miracles, trouvent les 500 signatures et les mannes financières nécessaires. Harcèlements télévisuel, radiophoniques, papiers, postaux...Tout y est. Notre pèlerin votant se trouve confronté à tout cela. Il est poussé à voter. C'est son devoir. Sachant que le vote blanc n'est hélas pas comptabilisé. C'est l'exercice démocratique imposé. Quasi obligatoire. Crédential à deux tours, deux coups de tampon sur le carnet du pèlerin votant et au revoir, à dans 5 ans. Au soir du second tour, à 20h, le résultat de l'élection. L'apparition. L'illumination. Nous allons connaître le nouveau Président. Graal. Monarque républicain ayant abandonné son statut de droit divin, même peut-être avec l'appui d'un sens commun ou d'un banc de poissons roses. Miracle de petites urnes pour une grande élection comme dirait le canard. Coin coin. Le pèlerin votant aura voté, plumé dès son deuxième dépôt. Car tous les 5 ans ce pèlerinage là ne dure que deux fois quelques secondes et notre itinérant est amadoué en tous coins dans un dédale des sens. Glorifié, honoré puis aussitôt oublié. La marche reprend. Pour cinq ans. En fait ces deux tours de la présidentielle ne viennent que ponctuer la vie du pèlerin votant républicain presque au même titre que les municipales, les législatives, les départementales...Même parcours, même effets. A ceux qui croient en ces pèlerinages là...« Errare humanum est, perseverare diabolicum » ! :-) Mais laissons quand même une place au doute!

jeudi 30 juin 2016

Un Pèlerinage selon les sic

En sciences de l'information et de la communication on parle de ponctuation pour marquer une pause, un temps, un silence. L'exemple le plus facile est celui du film qui pour qu'il soit compréhensible nécessite un arrêt sur chaque image pour que le défilement soit cohérent. La vérité se dévoile lentement, il faut donner la mesure nécessaire au temps psychologique bien décalé, souvent, du temps réel. Qu'il en soit ainsi. La carte n'est pas le territoire et notre unicité se noie dans une diversité malmenée par l'égalité des sexes, le fameux "genre", la conversion de l'humain au statut de client, au supporter idiot de foot. Il faut des masses de cons-sommateurs, les plus semblables possibles. Au moyen âge on construisait des cathédrales, au XXIème on bave devant le ballon dans des stades transformés en gigantesques parcs à majorité d'imbéciles alcoolisés. Horreur. Les jeux du cirque se poursuivent et la ponctuation pour arriver au stade de foot si elle a été longue est néanmoins une réussite colossale de la médiocrité. Les cathédrales sont toujours là, non encore transformées en musée d'art contemporain ou en mosquées dans un occident déchristianisé ayant lui-même coupé ses racines. Une autre ponctuation germe doucement, celle de la sobriété calme, de l'esprit de Taizé, du petit pauvre d'Assise, spiritualités de vie connectées au réel, un instant confondue dans le new-age commercial dont ne reste que les débordements hystériques et pervers d'Halloween. Entre les cathédrales et les stades un vide immense. Un gouffre. D'un côté l'élévation de la personne de l'autre l'abrutissement des masses. D'un côté le lien avec la personne du Christ humble et crucifié, de l'autre la gloire pitoyable du milliardaire décérébré ne sachant que cogner dans la baballe. Combien d'arcanes et de labyrinthes avec la boussole de la foi pour passer des jeux du cirque ou de ceux du football à l'homme des cathédrales. Combien de ponctuations? Combien de pèlerinages intérieurs? Guides comme John Henry Newman et Frère Roger, où êtes vous en ce XXIème siècle? Où êtes-vous? Au secours! Venez nous donner la main, nous sommes des pèlerins et des pénitents perdus. Nous n'avons pas besoin de consommation mais de communion. Passer du statut de consommateur à celui de communiant, voilà la seule communication, voilà le seul pèlerinage. Faisons une pause, un premier pas...Coupons la télé, la radio, la presse basique. Respirons, marchons, vivons ensemble! Supprimons la communication pour laisser place à la communion. Soyons des Frères soleil, lune, et les étoiles...Discernons.

Philippe Sanguinetti, Valbonne, 30 juin 2016

lundi 13 juin 2016

Catho de gauche? Catho de droite?

En France le catholicisme est victime de nombreuses attaques dans l'ensemble des médias. Pourtant il tient. L'exemple le plus flagrant de cette vie maintenue est sans doute la présence quotidienne de la Croix dans tous les points presse du territoire. Cela atténue un peu dans le contexte actuel le silence assourdissant sur les Chrétiens d'Orient massacrés. Ils ne sont pas totalement oubliés. Le mariage gay comme le nouveau regard gouvernemental sur les écoles hors contrats sont des sources de vives tensions. Pour ce qui est du mariage gay seuls les catholiques sont critiqués dans leur opposition alors que toutes les religions ont été clairement contre, et avec de très nombreuses nuances dans chacune. Mais il y a des réflex pavloviens et de faux clivages. Alors, en pensant par exemple aux pères fondateurs de l'Europe mais plus spécifiquement à notre petite France: catho de gauche ou catho de droite? Saint François d'Assise serait-il de gauche? Saint Escriva de Balaguer de droite? L'évangile à gauche? La Curie de droite? Le Pape Benoît XVI de droite et le Pape François de gauche? La réponse est très simple. Il y a des catholiques de gauche et de droite, au centre, à l'extrême gauche et à l'extrême droite. Dans l'église chacun peut trouver sa place car la diversité est immense. Il y a des cercles concentriques de plus en plus large mais au centre, au milieu, garant d'unité, l'attachement au Christ. Christ en Croix avec ses "branches" hautement symboliques qui vont de bas en haut et de haut en bas, mais surtout celles de gauche à droite ou de droite à gauche avec une grande égalité. Une sorte de rappel permanent à l'unité, à l'essentiel, au coeur. Le catholicisme ne peut se laisser enfermer dans aucun parti politique mais y diffuser ses valeurs au coeur de tous. Il ne peut jamais en être la propriété et réciproquement. Sur des points variés il peut se trouver chez les militants et élus, dans les sensibilités de libres soutiens. L'Abbé Pierre était-il de gauche ou de droite? Il avait le souci des pauvres. L'église est contre le mariage gay, est-ce une position de "gauche" ou de "droite"? N'y t-il pas des craintes justifiées au-delà des aspects affectifs et sexuels? Cela par le risque de dérive libérale dans un individualisme dangereux avec la GPA? Quelle est l'institution qui a crée le mariage? L'église. Qui au moyen-âge a permit une formidable libération des femmes, avec notamment l'amour courtois? L'église. Quel est l'origine du principe de subsidiarité si appliqué dans les instances européennes? L'église. Qui est en tête pour l'accueil de tous les réfugiés? Le Pape...Catho de gauche? Catho de droite? Cela ne veut rien dire. C'est un Président de droite qui s'est fortement opposé à la reconnaissance des racines chrétiennes de l'Europe. Tout est si complexe. L'important est que les valeurs chrétiennes soient défendues partout dans le respect de la Tradition et avec la liberté de conscience de chacun selon sa façon d'appréhender, d'agir en faveur de tel ou tel vote, tendance, parti. Au clergé, aux laïcs engagés (pléonasme) de travailler à l'unité dans la diversité de la communauté catholique. Vaste tâche ou il est essentiel que la personne pauvre soit au coeur des actions, libre et aidée, pouvant se projeter, grandir et choisir elle aussi si pour garder la direction des valeurs chrétiennes elle prendra un chemin de droite ou de gauche. Laudato Si est sans doute, dans cette réflexion, un formidable manuel de survie!

Philippe Sanguinetti, Valbonne, 13 juin 2016

Le pèlerin, un migrant volontaire?

Le pèlerin se rend vers un site spirituel dans le cadre d'un cheminement physique et intérieur spécifique, sur les "pas" d'un saint ou d'une sainte, dans une intention particulière. Le migrant fuit sous la contrainte. Le pèlerin éprouve le besoin d'une coupure féconde lui permettant de trouver plus de paix en lui même. Il peut s'agir d'un appel, d'un besoin mais nous sommes loin des dimensions contraignantes du migrant. Surtout celles que nous découvrons dans les actualités, catastrophiques. Le migrant s'inscrit peu dans une démarche spirituelle même si les destinations sont souvent ciblées sur des territoires aux communautarismes bien établis, spécialement musulmans. Les chrétiens d'Orient, grands oubliés de l'Europe pourtant établie sur des racines chrétiennes, et donc judéo-chrétiennes, fuient les persécutions. Le fond est-il vraiment religieux. On en doute fort. C'est plutôt, sous les couches religieuses de surface, l'odeur du pétrole qui pointe. Celle de l'argent roi. Bref, le fossé s'agrandit en de multiples craquelures entre le pèlerin et le migrant. Même si l'on peut considérer la migration comme une sorte de pèlerinage contraint vers des inconnus contrastés. Le pèlerin comme le migrant ne seraient-ils pas tous deux à la recherche de la lumière? L'expression bien connue "le soleil brille pour tous" est là pour nous le rappeler. L'un comme l'autre n'ont t' ils pas le besoin d'être accueillis? C'est une question dont la réponse est assez simple, la réponse est oui. Comme le labyrinthe de Chartres nous invite à la réflexion intérieure la situation du migrant comme le cheminement du pèlerin nous percutent. Il y a mouvement. Il y a issues et impasses. Issues pour le migrant qui va trouver un lieu de paix sur un territoire, issues pour le pèlerin qui va trouver un lieu de paix intérieure en son âme et conscience. Impasses pour le migrant qui coule en mer, pour le pèlerin qui tourne en rond et s'enfer-me sur lui même dans une fuite nombriliste. J'en viendrais pour conclure à cette célèbre petite histoire pêchée je ne sais plus ou (je ne trouve pas l'accent) ni quand de la grenouille tombée dans le bocal de lait et qui jusqu'à l'épuisement s'agite, touchée par le désespoir elle s'aperçoit soudain que sa volonté exprimée concrètement a permit la transformation du lait en beurre...et ce dernier, par sa dureté, lui offre la possibilité de s'en sortir. Pour le migrant comme le pèlerin l'heureuse issue passe par une concentration sur l'essentiel nécessitant une grande énergie, l'épilogue heureux ou non faisant appel à la grâce et non pas à un déterminisme stérile. Au dessus du labyrinthe, de Chartres ou d'ailleurs, c'est Dieu qui a le pendule, la boussole, le coeur parlant au coeur surtout.

Philippe Sanguinetti, Valbonne, le 6 octobre 2015
philippesanguinetti@hotmail.com

Les récits de pélerinages

Je suis tombé sur "Marcher" de Tomas Espedal, un ancien boxeur norvégien publié chez Actes Sud. L'écriture est fluide, le rythme rapide, les petits chapitres poussent à la lecture. C'est l'histoire d'un homme qui un jour "poursuit son chemin"...Je n'en dit pas plus. C'est plein d'humour et en congruence totale avec le sous-titre Marcher "ou l'art de mener une vie déréglée et poétique". L'auteur m'a d'emblée attiré car il change des grands intellectuels, écrivains, académiciens qui marchent beaucoup en ce moment et qui viennent nous abreuver avec leurs ouvrages. Pour Compostelle il y a une tendance, une mode que l'on retrouve dans beaucoup de récits de francophones...Le problème c'est qu'avec des qualités différentes d'écriture on retrouve tout de même un peu la même chose. L'ouvrage de Tomas Espedal tout en ne partant que de la marche s'ouvre sur plusieurs horizons avec une large place accordée au spirituel. Enfin appréciation notable l'ouvrage ne coûte que 7,80e ce qui tranche par rapports à des tarifs excessifs qui montrent que l'auteur, s'affichant pourtant bien " jacquet ", est bien resté les pieds sur terre et prés de ses sous... Car le pèlerinage, s'il est bien une période de désert, exige de s'alléger. Dans une période ou l'on voudrait nous faire croire que les conflits sont uniquement religieux il suffit de gratter un peu la surface pour ne constater qu'une seule chose, c'est toujours des questions d'argent, pour du gaz ou surtout, le plus souvent, du pétrole...Le pèlerinage par une réappropriation de l'espace à sa dimension humaine et une hiérarchisation par rapport aux besoins essentiels recadre sur les choses simples, vitales, le lien à la nature, la condition d'homme. L'argent roi n'est plus là. On passe dans le hors-cadre sociétal pour se retrouver soi. Rupture salutaire. Merci donc à Tomas Espedal de nous faire marcher dans ses pas, sans nous faire marcher.

Pèlerin au XXIème siècle?



Il semble que cette pratique revienne à la mode. Compostelle tenant la palme pour les pèlerinages en Europe. De nombreuses publications de personnalités plus ou moins célèbres, des affluences records, des élus qui se battent pour dire qu'une route passe par leur commune!...La route Saint-Martin mais plus encore les pèlerinages franciscains, plus enracinés dans l'histoire, devraient émerger. Faut-il faire obligatoirement un pèlerinage aussi grand pour ressentir son échelle en foulant pas à pas les sentiers? Tomber dans l'ivresse des paysages? Se confronter dans l'essentiel à plus grand que soi? Exercer sa résilience face à la fatigue, aux contraintes familiales et professionnelles, à la maladie? Chaque pas du chemin, d'un chemin, permet de plonger dans les mêmes sensations que celles éprouvées par nos lointains ancêtres. Rien ne change sauf nos perceptions. Quelques gadgets de plus sans doute, comme le mobil. Bref, le pèlerin ne vieillit pas à travers les siècles. L'homme reste toujours petit dans les immensités de l'espace et du temps. Fragile aussi. C'est dans ce rapport au monde remettant le corps à sa place que se fait aussi un pèlerinage intérieur, mental. La libération des toxines allègent le cerveau. Ceux qui sont en relation avec le Christ disposent d'un supplément d'âme. D'une part d'étoiles plus attentives. Comment cela? Car, pour reprendre l'exemple de Compostelle, contrairement à ce que l'on peut entendre, celui-ci n'a pas été récupéré par les catholiques...mais initié par les catholiques. Ne serait-il pas absurde d'édifier une Route Saint-Martin en oubliant sa dimension chrétienne? En se coupant des racines catholiques inhérentes à cette histoire? Eglise toujours fidèle par la gratification d'un successeur de Saint-Martin en la personne de son Archevêque de Tours? Quand je marche, quand "j'avance comme un âne" comme dirait le Cardinal Etchegaray, je suis cette petite chose faible qui avance et se bat, qui partage cette expérience intime, solitaire avec d'autres. Ce n'est pas le "seuls ensemble" d'internet mais la communication communion, directe, dans l'agir et le ressentir. A ras de terre, "très bas" comme l'écrirait Christian Bobin. Les sens en éveil. En communion avec les pèlerins passés, présents ici et maintenant, et les futurs. Elle est belle cette succession, cette tradition. Il est puissant ce retour aux sources. Les images de pèlerinages sont fortes, il s'agit non pas d'un accomplissement sportif mais d'un passage, d'un témoignage, d'un cheminement tortueux en sa chair mais clair. Dans une traversée différente d'un pays ou de pays, un peuple trouve et retrouve du sens. Il s'agit d'une tradition s'adaptant à la modernité, en continu, depuis des siècles. Ainsi le lien social, entre personnes, au-delà des caricatures et des couleurs politiques se plonge dans une vie réelle qui se maintient dans un pas à pas peu glorieux, boueux, dur mais dans un dialogue vrai de coeur à coeur. Ainsi du pélerinage, la congruence entre notre condition terrestre horizontale et besogneuse et l'au-delà vertical passe par de petites ampoules, pas si lumineuses. La voie étroite. L'herbe fraîche. Comme depuis des siècles la paix du coeur par celle du corps retrouvé. 

Philippe Sanguinetti, 17 janvier 2015, Valbonne Sophia-Antipolis

Les nouveaux pèlerinages Johny vient de nous quitter et tous les ingrédients du pèlerinage était là: marche, compassion, vénération, émoti...